Vous vous souvenez probablement de cette série américaine qui parlait d’une « porte des étoiles » qui permettait de voyager à travers les galaxies. Et dont les principaux « méchants » étaient des extraterrestres hôtes qui portaient en eux des vers. Ce sont ces vers qui les rendaient « méchants ». Sauf certains d’entre eux qui arrivaient à cohabiter avec leur vers, étaient des « gentils ». (Comme Tilk notamment, pour les fans 😉 ).

Selon le Docteur David PERLMUTTER, « le système digestif est étroitement connecté à ce qui a lieu dans le cerveau », débute-t-il son œuvre, L’intestin au secours du cerveau. « L’élément le plus important de l’intestin, le facteur déterminant de votre bien-être général, et de votre santé mentale, est peut-être son écologie interne, c’est-à-dire les différents micro-organismes qui vivent en son sein, et plus particulièrement les bactéries. » Reprend-il de manière plus développer ce que Hippocrate, avait dit V siècle avant JC : « L’origine de toutes les maladies se trouve dans l’intestin »

Plusieurs études récentes nous parlent de « probiotiques » de « bactéries intestinales », et leurs influences sur notre santé générale et mentale. En particulier avec celle de notre cerveau. Elles seraient à l’origine notamment, d’allergies, de trouble de l’humeur, d’insomnie, de manque de concentration, d’obésité, de surpoids, de troubles digestives, inflammations articulaires, et d’autres pathologies dégénératives. Plus étonnant encore, ces petites bactéries, seraient capable de produire des messages au cerveau, afin de lui dire ce dont elles ont envie de manger, et ainsi assurer leur survie dans notre intestin.
Nous aurions donc des bactéries, qui vivraient dans notre ventre et qui seraient maîtres de nous !? Serions-nous donc des goa’uld ?

Deux types de bactéries ont été étudié de plus près, d’après le Docteur David PERLMUTTER. Nous avons les Firmicutes et les Bactéroïdètes. Pour faire simple, nous dirons que les premières sont les  «méchantes» et les deuxièmes sont les «gentilles».  En effet, les Firmicutes vont se développer davantage avec une alimentation dites « occidentale », c’est-à-dire riche en graisse, sucres et des produits ultras transformés. Alors que les Bactéroïdètes vont être plus présentes avec une alimentation plus saine. Un rapport entre ces deux bactéries en faveur des dernières est préconisé. Le type de population bactérienne influence la qualité de la paroi intestinale. Car lorsqu’elles mangent, ces bactéries produisent des substances. Celles-ci peuvent être bénéfiques ou néfastes pour la paroi et l’organisme plus généralement. Si la paroi intestinale est trop agressée par ces substances, elle va être qualifiée de « paroi intestinale poreuse ». Autrement dit, les agents de douane vont être agressés et minimisés, et la paroi laissera alors passer tout un tas de substances dangereuses. Provoquant notamment des pathologies dégénératives et inflammatoires.

Mais d’où viennent ces bactéries. Il faut savoir que le tube digestif est en réalité une partie du monde extérieur à l’intérieur de nous-même. Il s’étend de la cavité buccale d’un côté et de l’orifice anal de l’autre. Imaginez un grand rouleau d’essuie-tout. Dans lequel vous insérez un stylo dans le tube cartonné. Vous pensez donc que le stylo est à l’intérieur car vous ne le voyez plus, or il encore dans le monde extérieur. Il serait à l’intérieur une fois traversé la paroi cartonnée. Ainsi, les bactéries qui peuplent le monde partout où nous sommes, se retrouvent logiquement aussi à peupler notre paroi digestive (côté monde extérieur). Et fait de cette paroi, la porte d’entrée à notre milieu intérieur, lui référent un rôle de barrière très important, avec des agents de douane très sévères. Le passage du monde extérieur vers le monde intérieur à travers la paroi intestinale s’appelle : l’absorption.

De ce fait, nous pouvons dire que nous ne sommes pas seuls ! Nous avons un microbiote interne qui influence notre bien-être général et notre santé mentale. Nous devons donc prendre soin de lui pour qu’il prenne soin de nous.
Selon les cas, une amélioration peut être observée, seulement, par un rééquilibrage de l’alimentation, en particulier par une alimentation riche en prébiotique. C’est à dire une alimentation qui permet aux bonnes bactéries de notre microbiote, de se développer. Dans d’autres, nous pouvons avoir recours à une cure de probiotique (des bonnes bactéries), puis de prébiotique, en complémentation d’un régime alimentaire adapté.
D’où l’intérêt d’un bon bilan nutritionnel primordial afin de mettre en évidence le type d’alimentation ainsi que les modifications nécessaires à apporter.  

In fine, il est important de prendre conscience de l’impact de l’alimentation sur notre santé qui passe, entre autres, par la santé de notre microbiote.

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